Généralités

                        L’enfant à Haut Potentiel intellectuel ,

          savoir l’identifier pour mieux l’accompagner

 

Les enfants à Haut Potentiel méritent qu’on s’intéresse à eux, à elles . Ils.elles représentent 2,3 % de la population et il y a autant de garçons que de filles mais on ne repère que 30% des filles.

On  définit l’enfant HP  comme un enfant qui a un QI supérieur à 130, mais le QI ne résume pas le Haut Potentiel car on sait que ce sont des enfants particulièrement anxieux.ses  et qui ont une grande sensibilité. De plus,  il arrive que le QI ne soit pas calculable quand les indices sont trop hétérogènes.

Ils sont, pour la plupart, en décalage interne tout d’abord . Par exemple ils sont souvent plus à l’aise au niveau verbal qu’au niveau graphique ou de la coordination. Il existe aussi un décalage externe, comme le décalage avec leurs pairs.es,  de plus et bien souvent, ils n’ont pas les mêmes centres d’intérêts.

Dès tout petit, l’enfant HP présente certaines particularités , comme par exemple, le contact visuel dès les premiers jours et ensuite le langage. Il n’est pas rare que les enfants HP fassent des phrases vers leurs 18 mois et qu’ils aient un langage élaboré vers 2 ans avec un vocabulaire riche.

De manière paradoxale certain.e.s peuvent être en difficulté à l’école.

Ils.elles peuvent se retrouver en échec à l’école car ils n’ont, pour certains.es, pas acquis de méthode de travail ni le sens de l’effort.

Une étude a été réalisée par Dominique Sappey-Marignier, Docteur Olivier Revol et Fanny Nusbaum chez les enfants HP de 8 à 12 ans au CERMEP  (centre d’imagerie du vivant ) à Lyon en 2018 . Elle a mis en évidence les spécificités cérébrales des enfants HP en fonction de leur profil cognitif.

Suite à cette étude, on connait mieux leur façon de traiter l’information. Ils la traitent vite, en arborescence, donc cela donne de la richesse à leur réponse. Très souvent dépourvu de méthode, ce mode de traitement de l’information devient un frein au collège puis au lycée.

 L’enfant HP a une pensée plus intuitive que déductive ce qui peut le.la mettre en difficulté.

 Certains autres éléments peuvent compliquer leur scolarité tels que :

  • l’ennui

  • le manque de confiance en eux/elles

  • leur grande sensibilité

  • leur sens critique

  • leur lucidité exacerbée

  • l’absence de goût pour l’effort

  • le manque d’attention car il peut avoir certaines difficultés à se concentrer sur une seule chose à la fois.

Parfois, le Haut Potentiel peut être associé à des troubles d’apprentissages, il est alors nécessaire de les identifier.

Cette identification peut être compliquée, le Haut Potentiel pouvant masquer les troubles.

 

Afin d’identifier le HPI, il faut réaliser un bilan psychométrique.

A quoi ça sert de faire un bilan psychométrique ?

Plus un enfant HP est identifié tôt, reconnu et accepté tôt par son entourage, plus il.elle sera épanoui.e et en accord avec lui.elle-même et avec l’image que les autres auront de lui. d'elle. Cela lui permettra de transformer sa différence en un atout, de recevoir une pédagogie adaptée à sa soif de connaissance et par conséquent, de bien vivre sa vie scolaire, sociale et affective. Il est conseillé de tester les enfants à partir de 6 ans. Parfois nous sommes amenés à le faire plus tôt (vers 4 ou 5 ans ) mais c’est au cas par cas , et en fonction des problématiques exposées par les familles ou par l’école.

 Quel test font passer les neuropsychologues ou les psychologues spécialisés dans le HP ?

Le Haut Potentiel ne peut être confirmé que par la pratique d’un bilan psychologique complet. 


Ce bilan complet comprend : un test psychométrique, plus communément appelé test de Q.I., ainsi qu’une évaluation clinique. 


Le test psychométrique est la première étape. On ne peut pas comprendre l’origine des difficultés de l’enfant, identifier ses besoins et ses ressources si on ignore le niveau et le profil de cet.te enfant.


Les tests complémentaires qui peuvent être réalisés au cours de la passation du test de Q.I. permettent de compléter le profil de l’enfant. 


L’examen psychologique complet a pour objectif de comprendre le mode de fonctionnement psychique, relationnel et cognitif de l’enfant et donc de connaître ses points forts et ses points faibles. Il s’inscrit dans une démarche clinique globale basée sur un questionnement, des observations et des évaluations à un moment donné.

 Le bilan fournit des réponses appropriées, des pistes individuelles qui permettent aux parents de mieux comprendre leur enfant et à l’enfant de mieux se connaître. Il permet également d’évaluer la nécessité d’un suivi.

Il existe plusieurs tests psychométriques étalonnés. Les tests WISC V, K-ABC-II, WISPIV s’effectuent chez un.e psychologue ou un.e neuropsychologue  formé.e et sensibilisé.e au sujet.

On utilise :

  • La WPSSI-IV depuis 2014 pour les enfants de 2 ans 6 mois à 7 ans 7 mois.

 

  • le WISC V depuis 2016 pour les enfants  de 6 ans à 16 ans 11 mois.

 

  • La WAIS IV depuis 2011 pour les adolescent.e.s et les adultes de 16 à 79 ans 11 mois

 

  • Le K-ABC-II depuis 2008 est utilisé mais beaucoup moins couramment.


Attention : Seuls des tests pratiqués par des psychologues et/ou neuropsychologues en passation

individuelle permettent d’évaluer le QI.  Toutes les pratiques telles que les questionnaires sur internet, les tests de magazines ne sont pas reconnus et leurs résultats ne peuvent pas être pris en compte.

Il est fondamental que le test soit effectué par un.e professionnel.le formé.e sur le sujet.

Vous pouvez nous contacter et nous vous donnerons des coordonnées

       contact.h3p@gmail.com